Des mandibules qui creusent
Face à un va-et-vient incessant de guêpes ou de frelons, l’idée de reboucher l’orifice à la mousse expansive, au mastic ou au plâtre paraît de bon sens : enfermés, les insectes finiraient par mourir étouffés. Les guêpes, pourtant, ne se laissent pas mourir dans le noir.
Leurs mandibules, très puissantes, grattent dans la nature l’écorce des arbres pour fabriquer le papier du nid ; elles servent tout autant à creuser. Privée de sa seule issue, la colonie s’attaque rapidement à l’obstacle : la mousse polyuréthane, une plaque de plâtre ou un isolant ne résistent pas longtemps à des centaines de guêpes affolées.
Le risque d’un essaim dans la maison
La sortie extérieure étant bloquée, la colonie cherche la source de lumière et d’air la plus proche, qui se trouve en général à l’intérieur du logement. Excitées par l’enfermement, des centaines de guêpes, parfois des milliers, peuvent alors percer une cloison en plaque de plâtre et déboucher dans une pièce habitée, où elles s’en prennent à ses occupants ; la situation peut finir aux urgences.
L’entrée du nid, voie d’accès du traitement
Pour un professionnel, l’orifice que l’on voulait boucher est au contraire le moyen le plus sûr d’atteindre le nid. Laissé intact, il permet de le traiter sans rien casser :
- une poudre insecticide professionnelle est injectée au pulvérisateur, directement dans le trou d’accès ;
- les ouvrières qui entrent et sortent par ce trou se couvrent de poudre et la transportent au cœur du nid, où elles contaminent la reine et le reste de la colonie ;
- en quelques heures, la colonie meurt, sans qu’il faille ouvrir le mur ni abîmer la maison.
Un nid dans un mur : la conduite à tenir
Lorsqu’un nid est logé dans une cloison, le plus sûr est de laisser l’entrée libre, d’éloigner les enfants et de confier la destruction à un professionnel. Le traitement est détaillé sur la page Guêpes et frelons ; les autres gestes à proscrire sont rappelés dans l’article sur la découverte d’un nid de frelons asiatiques.
