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Punaises de lit à Lyon : les détecter et s’en débarrasser

Des piqûres alignées au réveil, de petites taches sombres dans les coutures du matelas : ces signes évoquent souvent des punaises de lit. Une infestation se traite efficacement lorsqu’elle est prise tôt, sans qu’il faille se séparer de son mobilier.

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Image générée par IA d’après des photos d’Éric : Éric Bessa traite un fauteuil à la vapeur

Les signes d’une infestation de punaises de lit

Nul besoin de voir les punaises pour savoir qu’elles sont là : elles ne sortent que la nuit, et en apercevoir en plein jour indique une infestation déjà importante. Trois indices les trahissent :

  • des piqûres groupées ou alignées sur les bras, les jambes ou le dos, qui démangent fortement ;
  • de petites taches noires, leurs déjections, sur le matelas, le sommier ou les plinthes, et de petites taches de sang sur les draps, laissées par des punaises écrasées ;
  • en cas de forte infestation, une odeur douceâtre et désagréable.

Reconnaître une piqûre de punaise de lit

La punaise ne pique pas au hasard : elle cherche un vaisseau sanguin et pique plusieurs fois en avançant. Il en résulte trois ou quatre boutons alignés, en ligne droite ou en courbe, que l’on surnomme parfois « petit-déjeuner, déjeuner, dîner ». Elle s’attaque à ce qui dépasse de la couette (bras, jambes, dos, cou) et va rarement sous le pyjama ou dans les cheveux, à la différence des poux.

Au moment de piquer, elle anesthésie la peau : on ne sent rien la nuit, et les démangeaisons commencent le matin. Les boutons sont rouges et plats, parfois marqués d’un petit point rouge au centre. Tout le monde ne réagit pas de la même façon, et certaines personnes ne présentent aucun bouton : lorsque seul l’un des deux occupants d’un lit a des boutons, les punaises ne sont pas écartées pour autant. Des taches de sang sur les draps ou des points noirs sur le matelas sont alors les indices les plus sûrs.

Ces piqûres se confondent facilement avec celles d’autres insectes, ou avec une morsure d’araignée :

OrigineBoutonsEmplacementCe que l’on ressent
Punaise de littrois ou quatre, alignésbras, dos, jambesdes démangeaisons au réveil
Moustiqueun seul, isolé et plus grosn’importe oùdes démangeaisons immédiates, dès la nuit
Puceen grappes, petits points vifschevilles, bas des jambesdes démangeaisons toute la journée
Araignéedeux petits points, ceux d’une morsuren’importe où, une seuleune douleur, comme une brûlure

Où chercher, et comment confirmer

Les punaises se cachent au plus près du lit : dans les coutures du matelas et le sommier, puis dans les plinthes, les prises électriques et à l’arrière des meubles. L’inspection commence par les coutures du matelas, à la recherche de petits points noirs. Une photo de ces traces, d’un insecte ou des piqûres, envoyée par SMS ou par WhatsApp, suffit souvent pour un premier avis, gratuit. Si les signes ne correspondent pas à des punaises, je vous le dis franchement.

En attendant le traitement : les bons réflexes

Le linge et les textiles se traitent par la chaleur : un lavage à 60 °C minimum, ou un passage d’au moins 30 minutes au sèche-linge, sur un programme chaud. Ce qui ne se lave pas, livres ou chaussures, peut passer au moins 72 heures au congélateur à −20 °C. Ce sont les recommandations de l’Assurance maladie (Ameli) et des agences régionales de santé (ARS) ; encore faut-il que le congélateur atteigne réellement −20 °C, ce qui n’est pas le cas de tous.

Certains réflexes, en revanche, aggravent la situation. Aller dormir dans une autre pièce, sur le canapé par exemple, revient à y transporter des punaises : mieux vaut rester dans sa chambre jusqu’au traitement. Les animaux de compagnie, eux aussi, peuvent servir de taxi aux punaises d’une pièce à l’autre. Se débarrasser du matelas ne règle rien, puisque les punaises occupent aussi les plinthes et les prises ; un matelas neuf, dans une pièce non traitée, risque d’être colonisé à son tour. Les fumigènes du commerce, enfin, font fuir les punaises vers les autres chambres ou chez les voisins sans atteindre les œufs, et une infestation limitée peut finir par gagner tout le logement.

Ce que le traitement implique

Il faut compter deux passages, séparés de quinze jours. Le premier associe la vapeur sèche sur le matelas, l’aspiration et un insecticide rémanent, appliqué par pulvérisation sur le sommier, les plinthes, les prises électriques et l’arrière des meubles. Les œufs résistant mieux que les adultes, le second passage atteint les jeunes punaises écloses entre-temps, avant qu’elles ne pondent à leur tour.

La préparation du logement en fait partie : outre le linge et les objets traités comme indiqué plus haut, les meubles sont écartés d’une vingtaine de centimètres des murs. Le prix est d’environ 160 € par pièce ou zone traitée et par passage, avec un supplément d’au moins 30 € pour un canapé dans la pièce ; pour un studio ou un T1, il part de 160 € le passage. Un paiement en 3 fois sans frais est possible dès 300 €, et la garantie de résultat dont les conditions sont écrites sur le devis.

La discrétion est de règle : le matériel arrive dans des sacs neutres, et je ne dis rien de votre situation dans les parties communes. Le protocole de traitement en deux passages est détaillé sur sa propre page, de la préparation à la garantie.

Questions fréquentes

D’où viennent les punaises de lit ?

Les punaises de lit n’ont rien à voir avec l’hygiène d’un logement : elles touchent tous les types d’habitat, jusqu’aux hôtels haut de gamme. Elles arrivent par trois voies :

  • dans une valise, après une nuit à l’hôtel ou en location saisonnière ;
  • avec un meuble d’occasion, canapé ou matelas récupéré sans inspection ;
  • depuis un appartement voisin, par les prises électriques ou les colonnes sèches.

Les précautions à prendre en voyage font l’objet d’un article sur les punaises de lit et les vacances.

Qui paie le traitement, le locataire ou le propriétaire ?

Depuis la loi ELAN, le bailleur doit remettre au locataire un logement « exempt de toute infestation d’espèces nuisibles et parasites ». Le traitement revient donc en principe au propriétaire, sauf s’il établit que l’infestation est due au locataire. Le plus sûr est de prévenir le propriétaire ou la régie par écrit dès la découverte. Un propriétaire occupant règle lui-même le traitement ; certains contrats d’assurance habitation prévoient une aide, qu’il vaut la peine de vérifier.

Les remèdes naturels peuvent-ils suffire ?

Ils peuvent servir de prévention, jamais de traitement face à une infestation installée. Les huiles essentielles de lavande, de tea tree ou de clou de girofle ne tuent pas les punaises : celles-ci fuient l’odeur et se cachent plus loin, dans les plinthes, chez le voisin ou dans la chambre des enfants, ce qui disperse l’infestation et complique le traitement. La terre de diatomée tue en 48 à 72 heures, mais pas les œufs, et sa poussière de silice, très volatile, est mauvaise pour les poumons, ceux des animaux compris.

Le vinaigre blanc et l’eau de Javel restent sans effet sur les nids cachés dans le bois ou le tissu, et la lumière n’arrête pas une punaise affamée. Le froid d’un balcon lyonnais ne suffit pas davantage : autour de −5 °C, les punaises s’engourdissent sans mourir. Ce qu’elles supportent mal, et ce que valent les remèdes les plus répandus, est détaillé dans un guide consacré aux remèdes contre les punaises de lit.

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