À l’arrivée : inspecter la chambre
En entrant dans la chambre, le premier réflexe consiste à ne rien poser sur le lit, le canapé ou un fauteuil en tissu : ni valise, ni sac, ni veste. Les bagages attendent dans la salle de bains, dans la baignoire ou sur le carrelage, des surfaces lisses que les punaises évitent, à distance du lit.
L’inspection de la literie se fait ensuite à la lampe du téléphone, de près : les coutures du matelas, les lattes du sommier, l’arrière de la tête de lit et les plinthes voisines. Quatre indices révèlent la présence de punaises :
- de petites taches noires, semblables à des points d’encre, qui sont leurs déjections ;
- des traces de sang sur les draps ou le matelas ;
- des œufs blanchâtres ;
- des mues, les enveloppes vides laissées par les punaises à chaque stade de leur croissance.
Au moindre doute, le plus sûr est de redescendre à l’accueil pour demander une autre chambre.
Pendant le séjour : vivre dans sa valise
Même dans une chambre qui paraît saine, la prudence reste de mise jusqu’au départ. Mieux vaut laisser les vêtements dans les bagages que de les ranger dans les armoires, les penderies ou les commodes de l’hébergement, et refermer les valises dès qu’on ne s’en sert plus.
Le linge porté mérite un soin particulier, car les punaises de lit sont attirées par l’odeur du corps : il se range dans des sacs en plastique hermétiques, des sacs-poubelle à lien coulissant par exemple. Quant aux valises, elles gagnent à être posées en hauteur, sur un porte-bagages en métal, aussi loin que possible du lit et des murs.
Au retour : défaire la valise loin des chambres
Le retour à la maison n’écarte pas tout à fait le risque. Un garage, une terrasse ou une grande salle de bains se prêtent mieux que le lit ou le tapis du salon à l’ouverture des bagages.
Le linge sale, et le linge propre par précaution, passe directement des sacs au tambour du lave-linge, pour un lavage à 60 °C au moins. Le sèche-linge, réglé sur un programme chaud, produit le même effet en 30 minutes au moins, sur ce qui le supporte. Les vêtements délicats, qui ne tolèrent ni l’un ni l’autre, vont au congélateur dans un sac bien clos et y restent 72 heures au moins, à −20 °C, pourvu que l’appareil atteigne cette température. Ces seuils sont ceux que recommandent l’Assurance maladie et les agences régionales de santé.
Valises et sacs à dos, enfin, s’inspectent couture par couture. Un passage d’aspirateur minutieux en retire les insectes et les œufs ; le bac se vide ensuite, ou le sac se jette, aussitôt et à l’extérieur. Un nettoyeur vapeur tue aussi ceux qui se cachent dans les recoins.
Des piqûres au retour de vacances
Malgré ces précautions, des piqûres alignées ou groupées au réveil, ou un insecte suspect, peuvent signaler des punaises rapportées de voyage. Une infestation se développe vite, et les remèdes maison n’en viennent pas à bout. Les signes qui permettent de la confirmer sont réunis dans un guide de détection, les limites de ces remèdes sur la page ce qui élimine les punaises.
Le traitement des punaises de lit, que je réalise à Lyon et dans l’est lyonnais, comprend deux passages espacés de quinze jours. Il se déroule avec discrétion : le matériel est rangé dans des sacs neutres, et rien de ce qui vous concerne ne se dit dans les parties communes. Sur photo, un premier avis est gratuit.
