Pourquoi le frelon asiatique prospère dans le Rhône
Le climat de la vallée du Rhône convient bien à cette espèce. Des températures assez douces et des hivers peu rigoureux permettent aux reines fondatrices de survivre, puis d’entamer plus tôt leur cycle de reproduction ; les étés chauds font prospérer, de leur côté, les insectes dont les frelons se nourrissent.
L’eau joue aussi son rôle. Les cours d’eau, les lacs et les zones humides de la métropole de Lyon attirent les fondatrices, qui installent volontiers leur nid à proximité : elles y trouvent des conditions propices au développement des larves, et de la nourriture à portée.
En ville même, la mosaïque d’espaces verts, de jardins et de parcs abrite une grande variété d’insectes, dont les frelons font leurs proies. Au printemps, les fondatrices y trouvent des ressources abondantes et des abris pour leurs nids, dans les combles des bâtiments ou dans les arbres.
Les abeilles et la pollinisation
Le frelon asiatique s’attaque aux abeilles, essentielles à la production de miel comme à la pollinisation. En tuant un grand nombre d’entre elles, il désorganise le butinage et empêche les colonies de constituer leurs réserves d’hiver. La production de miel s’en ressent, les exploitations apicoles locales peuvent en être fragilisées, et les apiculteurs doivent protéger leurs ruchers, au prix de dépenses supplémentaires. Au-delà des ruchers, ces pertes d’abeilles pèsent sur la pollinisation.
Le risque de piqûres, près des nids
La multiplication des nids accroît le risque de piqûres, surtout à leurs abords, car le frelon asiatique se montre agressif lorsqu’il défend son nid. Chez certaines personnes, une piqûre peut provoquer une réaction allergique sévère, voire un choc anaphylactique, qui demande des soins urgents ; les signes à surveiller sont réunis dans l’article piqûre de frelon asiatique. Pour un café ou un restaurant, un nid repéré près de la terrasse peut aussi détourner une partie de la clientèle, par crainte des piqûres ; l’exploitant a alors tout intérêt à le faire détruire sans tarder.
Qui prend en charge la destruction d’un nid
Sur un terrain privé, la destruction d’un nid revient à celui qui en a la charge, le propriétaire ou, selon les cas, l’occupant ; en copropriété, un nid des parties communes relève du syndic, et la dépense se partage entre les copropriétaires. Le partage des frais entre locataire et propriétaire est traité dans l’article nid de guêpes en location.
Dans un espace public, un parc ou le bord d’une route, la collectivité prend souvent les frais à sa charge. Certaines communes peuvent aussi aider les particuliers à financer la destruction d’un nid ; les dispositions varient d’une commune à l’autre, et mieux vaut se renseigner auprès de sa mairie.
Un nid suspect : observer de loin
Le nid du frelon asiatique, de forme sphérique, dépasse souvent la taille d’un ballon de football et peut atteindre 80 cm de diamètre. Son enveloppe, faite de fibres de bois mâchées, ressemble à du papier. Il se loge dans un arbre, un buisson, un grenier ou sous un toit, et reste souvent difficile à repérer.
En cas de doute, il est préférable de ne rien tenter soi-même, car s’approcher du nid expose à une attaque violente. Il suffit d’observer de loin les allées et venues et de noter l’emplacement exact du nid : le professionnel chargé de le détruire en a besoin pour évaluer la situation et choisir sa méthode, et un signalement rapide limite les risques pour l’entourage.
Les autres précautions sont rassemblées dans l’article consacré aux nids de frelons asiatiques, et le traitement lui-même sur la page Guêpes et frelons.
