Le protocole de dératisation en cinq étapes
L’inspection des points critiques
Le regard ne s’arrête pas au sol : faux-plafonds, moteurs des réfrigérateurs, arrière des fours à pizza et zones de plonge sont inspectés. Il s’agit de repérer par où les rongeurs entrent, souvent par des trous laissés ouverts autour des évacuations.
Le plan d’action
Deux réponses sont possibles. En cas d’infestation, le traitement curatif associe un gel professionnel et le piégeage, pour éliminer la colonie en quelques jours ; en prévention, un contrat prévoit des passages réguliers, qui maintiennent la protection toute l’année.
L’intervention en l’absence des clients
Je travaille quand la salle est vide, tôt le matin ou pendant la coupure de l’après-midi, en tenue neutre. Les appâts restent enfermés dans des postes d’appâtage sécurisés, des boîtes noires verrouillées, et ne peuvent pas entrer en contact avec les aliments.
Le classeur de traçabilité
C’est le document que l’inspecteur sanitaire demande à voir. Celui que je remets au restaurant contient :
- un plan de l’établissement qui localise chaque piège numéroté ;
- pour chaque produit utilisé, sa FDS (fiche de données de sécurité) ;
- les rapports de passage, datés et signés ;
- mon certificat Certibiocide.
Le suivi dans la durée
Je repasse vérifier la consommation des appâts, et c’est toujours moi qui viens : les zones chaudes, les stocks et les contraintes du restaurant me sont connus. Si une alerte survient entre deux passages, le contrat annuel inclut le déplacement. Une urgence est traitée depuis Bron, en général le jour même, sinon sous 24 h.
Selon le type d’établissement
Dans le Vieux-Lyon et sur la Presqu’île, les bâtiments anciens laissent passer les rats, qui remontent des caves voûtées ; le travail d’étanchéité de ces zones fait partie de l’intervention. Dans la restauration rapide, la rotation des stocks et les cartons de livraison amènent des blattes germaniques, et le gel employé contre elles ne demande pas de fermer la cuisine. Les boulangeries, où la farine et la chaleur attirent mites alimentaires et rongeurs, relèvent de protocoles sans insecticide volatil, décrits sur la page consacrée aux boulangeries et pâtisseries.
Questions fréquentes des restaurateurs
Faut-il fermer le restaurant pendant l’intervention ?
Non. Les gels et les boîtes sécurisées permettent de traiter sans évacuer les lieux et sans exposer les denrées. L’intervention se cale sur vos coupures.
La dératisation est-elle déductible des charges ?
En règle générale, oui : c’est une charge d’exploitation, déductible du résultat de l’entreprise. Votre comptable pourra le confirmer selon votre situation.
Quel budget prévoir pour un contrat annuel ?
Tout dépend de la surface et du type de risque. Pour un contrat, le devis s’établit en général après une visite des locaux. Les prix des interventions ponctuelles figurent sur la page Tarifs.
Et si un contrôle d’hygiène avait lieu demain ?
Si vous avez un contrat, un appel suffit : je vous envoie rapidement par e-mail les documents qui manqueraient au classeur, pour attester de votre suivi.
