Les trois zones à traiter dans un immeuble
Du vieil immeuble de la Croix-Rousse à la résidence récente de Bron, les rongeurs empruntent le plus souvent les mêmes chemins, à travers trois zones.
Les locaux poubelles et les vide-ordures
C’est le principal point d’attraction. Les rats d’égout remontent par les canalisations ou profitent d’une porte mal fermée. Des postes d’appâtage renforcés sont disposés en ceinture à l’extérieur, et les gaines techniques sont traitées ; je conseille aussi le syndic sur l’étanchéité des bas de porte, qu’améliorent des bavettes anti-rongeurs.
Les caves et les parkings souterrains
Les caves encombrées offrent aux rats un abri où nicher. Ils y rongent les isolants et les câbles électriques, avec un risque d’incendie ou de panne d’ascenseur. Le travail consiste à repérer les terriers et les passages de tuyaux non étanches, puis à traiter hors de portée des animaux domestiques des résidents.
Les colonnes montantes
C’est par là que les rongeurs atteignent les étages élevés : rats et souris grimpent dans les gaines techniques, d’électricité ou d’eau, jusqu’aux appartements. Le traitement du pied des colonnes vise à leur couper l’accès aux étages.
Le contrat annuel de dératisation
Une dératisation préventive coûte moins cher qu’un câblage d’ascenseur à refaire, et des interventions au coup par coup, à chaque signalement, ne règlent pas le problème de fond. Le contrat annuel de maintenance, en dératisation comme en désinsectisation, organise une protection continue :
- de deux à quatre passages programmés par an, selon la pression des nuisibles, c’est-à-dire leur activité constatée ;
- un déplacement entre deux passages lorsqu’un résident signale un rat, dans les conditions prévues au contrat ;
- des avis de passage affichés dans le hall d’entrée, qui informent les résidents et montrent que la copropriété agit ;
- après chaque visite, un rapport avec photos adressé au gestionnaire, utile pour justifier les charges.
Le devis est gratuit et remis au format PDF sous 48 h, clair et chiffré pour être soumis au vote de l’assemblée générale. Je me déplace pour rencontrer sur place le conseil syndical ou le gestionnaire.
Ce que prévoit le règlement sanitaire départemental
Le règlement sanitaire départemental (RSD) du Rhône demande aux propriétaires d’immeubles, et aux syndics qui agissent pour eux, de prendre les mesures nécessaires pour tenir les bâtiments à l’abri des rongeurs. En cas de plainte d’un locataire auprès de la mairie, ou de contrôle, mieux vaut pouvoir montrer les mesures prises : le contrat annuel et les rapports de passage en gardent la trace écrite.
La répartition des frais entre parties communes et privatives
La question de savoir qui paie revient régulièrement en assemblée générale, et je joue souvent le rôle de médiateur technique pour expliquer la situation aux résidents. La réponse dépend de l’origine de l’infestation, que j’aide à déterminer :
- si les rats viennent des égouts ou de la cour, le traitement relève en général des charges de copropriété ;
- si l’infestation se limite à un logement, j’interviens chez l’occupant ; le traitement est alors facturé à part, ou refacturé selon le règlement de copropriété.
Questions du conseil syndical
Vos produits sont-ils dangereux pour les animaux de la résidence ?
Dans les parties communes (halls, caves, espaces verts), les appâts sont placés exclusivement dans des postes rigides verrouillés à clé : un enfant ou un chien ne peut pas atteindre le produit. Un amérisant, ajouté aux appâts, leur donne en outre un goût repoussant.
Comment accédez-vous aux locaux ?
Je suis équipé pour gérer les accès, clés comme badges Vigik. Une fois le contrat signé, je travaille en autonomie : personne n’a besoin de venir m’ouvrir à chaque passage.
Traitez-vous aussi les blattes et les cafards ?
Oui : les cafards sont souvent liés, eux aussi, aux vide-ordures. Une clause de désinsectisation préventive peut être ajoutée au contrat global, pour traiter les gaines techniques et éviter que les cafards ne gagnent les étages.
