Les signes d’une infestation de blattes
Un cafard aperçu quand la lumière s’allume, filant sous le réfrigérateur, en cache souvent des dizaines d’autres, qui restent à l’abri pendant la journée. D’autres indices confirment leur présence :
- de petits points noirs, comme du poivre, dans les charnières des placards ou derrière l’évier : ce sont leurs déjections ;
- une odeur désagréable, musquée, dans la cuisine ;
- de petites capsules brunes et vides, les oothèques, qui protégeaient leurs œufs.
Sur leurs pattes, les blattes transportent des bactéries, dont les salmonelles et E. coli, qu’elles déposent sur les aliments. Leurs déjections et leurs mues peuvent déclencher des allergies et des crises d’asthme, surtout chez les enfants et les personnes asthmatiques. Attirées par la chaleur des moteurs, elles s’installent aussi dans le réfrigérateur, le four ou la cafetière, où elles peuvent provoquer des courts-circuits.
Le traitement au gel appât
Les sprays et les fumigènes du commerce tuent les cafards visibles, mais font fuir les autres vers le salon, les chambres ou les appartements voisins. La blatte germanique, la plus fréquente dans les cuisines, est devenue résistante à beaucoup d’insecticides de grande surface, et aucun de ces produits ne traverse la coque des oothèques, si bien que les œufs assurent la génération suivante.
Le traitement repose sur un gel appât professionnel, déposé en gouttes minuscules là où les blattes circulent : charnières des placards, plinthes, moteur du réfrigérateur, dessous de l’évier. Le cafard mange le gel, qui n’agit pas tout de suite ; il a le temps de regagner son abri, où il meurt. Ses congénères, en consommant ses déjections ou son cadavre, s’empoisonnent à leur tour. Cet effet en chaîne atteint des insectes restés dans leurs cachettes, jusque dans les murs, et se constate en quelques jours.
Le gel permet en général de laisser les placards en l’état et de rester chez soi ; la même méthode est employée dans les cuisines professionnelles et les hôpitaux. Les caves et les locaux poubelles reçoivent, eux, une pulvérisation, qui crée une barrière chimique dans les parties communes.
Les cafards en immeuble et en copropriété
Dans les immeubles de Lyon, de Villeurbanne ou de Bron, les blattes circulent par les gaines techniques et les colonnes, et l’infestation vient fréquemment d’un voisin ou des parties communes, comme un vide-ordures. Traité par ses occupants avec des répulsifs, un appartement se fait souvent réinfester dans le mois. Le gel, lui, reste actif sur place : les cafards venus d’à côté par les canalisations ont toutes les chances de le consommer avant de s’installer. L’intervention elle-même reste discrète, le matériel arrivant dans des sacs neutres.
Reste la question de la prise en charge. Un locataire a intérêt à signaler l’infestation au propriétaire, par écrit, dès qu’il la découvre. Depuis la loi ELAN, le propriétaire doit louer un logement sans nuisibles ni parasites : le traitement lui revient en principe, à moins qu’il ne démontre que l’infestation vient du locataire. Lorsque plusieurs appartements ou les parties communes sont touchés, c’est au syndic d’organiser une désinsectisation de l’ensemble de l’immeuble ; les modalités proposées aux régies et aux syndics figurent sur une page dédiée.
Le prix d’un traitement contre les cafards
Le traitement des cafards et des blattes coûte à partir de 90 € pour une infestation à son tout début, passage de contrôle compris, avec une garantie de résultat : la page Tarifs et garanties en donne la durée et les conditions, avec toute la grille. Une infestation traitée à ses débuts demande moins de passages, et revient donc moins cher.
Questions fréquentes
Le gel est-il dangereux pour un bébé ou un chien ?
Il est déposé dans des endroits inaccessibles, derrière les moteurs ou dans les charnières des meubles. Il contient aussi un amérisant, une substance très amère qui limite le risque d’ingestion accidentelle par un enfant ou un animal. Vous pouvez rester chez vous pendant l’intervention.
Faut-il vider tous les placards ?
Pas nécessairement. À la différence d’une fumigation, le gel permet de traiter sans tout déménager. Les consignes précises vous sont données par téléphone, avant la visite.
Combien de passages faut-il ?
Un seul suffit pour une infestation à son tout début. Pour une infestation importante, avec des cafards visibles en plein jour, deux passages à quinze jours d’intervalle sont nécessaires : le second atteint les jeunes blattes sorties des œufs entre-temps, et interrompt le cycle d’éclosion.
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