Une piqûre très douloureuse
Particulièrement territorial, le frelon asiatique attaque dès que l’on s’approche trop près de son nid, ce qui arrive souvent l’été, au jardin ou au grenier. Contrairement à l’abeille, qui laisse son dard dans la peau et en meurt, le frelon asiatique possède un dard lisse : il peut piquer plusieurs fois de suite. Ce dard est long et peut traverser des vêtements épais : le venin est injecté plus profondément, parfois directement dans un vaisseau sanguin, ce qui rend la réaction locale souvent plus forte, note l’Assurance maladie. La brûlure est immédiate, et beaucoup la décrivent comme le contact d’une aiguille chauffée à blanc.
La réaction habituelle
Le plus souvent, la piqûre provoque une réaction locale : une douleur vive, une rougeur et un gonflement (un œdème) autour du point de piqûre, puis des démangeaisons. La piqûre se lave à l’eau et au savon, puis se désinfecte avec un antiseptique ; un glaçon enveloppé dans un linge calme ensuite le gonflement, et lorsque la main est touchée, il est préférable d’ôter aussitôt bagues et bracelets. La page Urgences et piqûres d’insectes décrit ces premiers gestes pas à pas.
Les signes d’une réaction grave
Chez une personne allergique au venin des guêpes, des abeilles et des frelons, une piqûre peut déclencher en quelques minutes une réaction générale, jusqu’au choc anaphylactique. Ces signes doivent alerter :
- le visage, les lèvres ou la gorge gonflent rapidement (œdème de Quincke) ;
- respirer ou avaler devient difficile, avec une sensation d’étouffement ou une voix rauque ;
- une urticaire généralisée apparaît ;
- la peau pâlit ou prend une coloration bleutée ;
- des vertiges, des sueurs froides, des nausées ou des vomissements surviennent, et la personne peut perdre connaissance.
Même sans allergie, des piqûres multiples, lors d’une attaque en groupe, peuvent faire basculer la situation en quelques minutes. L’Assurance maladie range parmi les urgences plus de vingt piqûres chez l’adulte, plus de quatre ou cinq chez l’enfant, ainsi qu’une piqûre dans la bouche ou dans la gorge qui gêne la respiration ; un glaçon à sucer, si l’on en a, aide alors à limiter le gonflement.
Appeler le 15 ou le 112
Devant l’un de ces signes, ou après de nombreuses piqûres, le réflexe est d’appeler aussitôt le 15 (le SAMU) ou le 112. Si la personne se sait allergique et dispose d’un stylo d’adrénaline auto-injectable, mieux vaut l’aider à se l’injecter dès ce moment, avant l’arrivée des secours ; une surveillance médicale reste nécessaire après l’injection.
Après la piqûre, le nid reste actif
Une fois la personne soignée, l’envie de retourner au jardin ou au grenier pour détruire le nid, avec une bombe du commerce ou un bâton, se comprend. Le nid est pourtant toujours actif, et les frelons sont en alerte : y retourner sans protection expose à une attaque de plusieurs dizaines d’individus. Le plus sûr est de tenir toute la famille à l’écart et de laisser le nid tel quel jusqu’à l’intervention. La méthode de destruction et les prix sont présentés sur la page Guêpes et frelons.
