Ce que des rongeurs changent dans un logement
La présence de rongeurs tient rarement à un défaut d’hygiène : des travaux dans la rue, les premiers froids ou un voisinage infesté suffisent souvent à les faire entrer. Les conséquences sont pourtant réelles. Les grattements dans les cloisons ou le faux plafond troublent le sommeil, et l’on finit par redouter de croiser une bête en allant boire un verre d’eau.
Les rats ont besoin de ronger pour limer leurs dents. Les gaines électriques qu’ils attaquent exposent le logement à un court-circuit, parfois à un départ de feu, et l’isolation, laine de verre comprise, en sort abîmée et souillée. Pour une famille, le risque sanitaire concerne d’abord les jeunes enfants qui jouent au sol : l’urine et les crottes des rongeurs peuvent transmettre des maladies, dont la leptospirose et la salmonellose, que présente la page maladies du rat. Un paquet grignoté oblige enfin, bien souvent, à jeter par précaution tout le contenu du placard.
Les souris se reproduisent vite, et mieux vaut ne pas laisser une infestation s’étendre. Depuis Bron, un rendez-vous est le plus souvent possible le jour même, ou à défaut sous 24 h.
Les signes d’une présence de rongeurs
Même sans avoir vu l’animal, plusieurs indices signalent une présence :
- des crottes noires et brillantes, signe d’une activité récente, de la taille d’un grain de riz pour une souris, d’un noyau d’olive pour un rat (un guide d’identification des crottes aide à les distinguer) ;
- des traces sombres et grasses au bas des murs, laissées par le pelage des rats qui s’y frottent (on parle de suint) ;
- des coins de porte rongés, des cartons déchiquetés pour faire un nid, des plinthes abîmées ;
- une odeur forte et musquée, proche de l’ammoniaque, qui signale une infestation installée depuis plusieurs semaines.
La dératisation, en trois temps
Le diagnostic
Le traitement commence par une inspection du logement, des combles au garage, en passant par la cuisine et les vides sanitaires, pour comprendre par où les rongeurs entrent : aucun appât n’est posé au hasard. Ce diagnostic coûte 110 € ; lorsque le traitement suit, ce montant vient en déduction de son prix.
Des appâts hors de portée
Les appâts sont enfermés dans des postes rigides, fermés à clé, où seuls les rongeurs peuvent entrer, à l’inverse des tapettes posées à découvert, dangereuses pour les doigts des enfants. Les chiens et les chats n’ont pas accès au produit, qui contient de plus un amérisant, une substance très amère. Les raticides utilisés sont des anticoagulants professionnels de deuxième génération, dont l’emploi exige le Certibiocide.
Le rebouchage des accès
Reste à empêcher le retour des rongeurs. Chaque ouverture est repérée (passage de tuyau, fissure, aération sans grille), puis rebouchée avec des matériaux qui leur résistent : paille de fer, ciment, grilles. Je conseille ces travaux, ou je les réalise.
Questions fréquentes
Faut-il quitter la maison pendant le traitement ?
Non. Aucun gaz n’est employé : avec des appâts sécurisés ou un piégeage mécanique, vous restez chez vous pendant toute la durée du traitement.
Mes voisins sauront-ils qu’il y a des rats chez moi ?
C’est une crainte fréquente. Je n’arrive pas en combinaison de protection, le matériel voyage dans des sacs neutres, et rien n’est évoqué dans les parties communes : l’intervention reste discrète.
Combien de temps faut-il pour s’en débarrasser ?
Il faut compter en général de trois à dix jours à partir du moment où les appâts sont posés : c’est le temps nécessaire pour que le produit agisse sur toute la colonie. Si l’infestation est importante, un deuxième passage, compris dans le prix, permet de contrôler la consommation des appâts.
Combien coûte une dératisation ?
Tout dépend du logement et de sa surface : 110 à 150 € en appartement, 110 à 400 € en maison. Du studio de Villeurbanne à la maison de Bron, une fourchette peut être donnée dès l’appel ; le montant exact est fixé avant l’intervention, et les autres prix se consultent sur la page Tarifs.
