Des risques propres aux établissements de santé
Un patient en EHPAD ou en service d’oncologie ne peut pas être exposé à des pesticides volatils : à son chevet, les méthodes retenues sont donc mécaniques, complétées par des gels inodores adaptés. Les rats et les souris transportent des agents pathogènes, dont ceux de la leptospirose et de la salmonellose, incompatibles avec un milieu de soins, a fortiori stérile. Une photo de nuisible prise par la famille d’un résident peut en outre circuler et mettre en cause l’établissement.
Une lutte organisée par zones
La réponse s’adapte à chaque service, selon trois types de zones.
Les espaces de soins et les chambres
Dans ces espaces, aucun raticide n’est utilisé. La lutte repose sur le piégeage mécanique, la détection des passages au moyen de traceurs visibles aux UV et le colmatage des accès, plinthes et gaines. Le but est d’éviter au patient toute exposition, par inhalation comme par contact.
Les zones techniques et logistiques
Sous-sols, gaines techniques, chaufferie et vide sanitaire sont les principales voies de passage des nuisibles. La lutte chimique se concentre là, dans des postes d’appâtage renforcés et scellés au sol, repérés sur une cartographie précise des points de contrôle.
Les cuisines centrales et les offices
Contre les blattes, un gel utilisable en zone alimentaire, qui n’impose pas d’évacuer les locaux, s’ajoute aux pièges à phéromones. La traçabilité suit la démarche HACCP, dont la DDPP contrôle l’application en restauration collective.
Le dossier nuisibles de l’établissement
Lors d’une visite de certification de la HAS ou d’une inspection de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, le dossier consacré aux nuisibles peut être examiné en détail. Je le fournis et le tiens à jour :
- le plan de l’établissement, sur lequel chaque piège numéroté est reporté ;
- les fiches de données de sécurité de tous les produits présents sur le site ;
- les rapports d’intervention, datés et signés, qui détaillent les actions curatives et préventives ;
- mon certificat Certibiocide et l’attestation de mon assurance de responsabilité civile professionnelle.
L’organisation des interventions
Dans un établissement de santé, la connaissance des lieux compte : les accès, les codes, les zones interdites. C’est toujours moi qui interviens, sans sous-traitance : je connais le site, ses agents de sécurité et ses plans, et rien n’est à réexpliquer d’un passage à l’autre. Auprès des patients, des familles et des visiteurs, l’intervention se fait avec discrétion.
En cas d’urgence, y compris dans un bloc opératoire ou une chambre stérile, j’interviens depuis Bron, tous les jours : le plus souvent le jour même, sinon dans les 24 heures. Le prix est établi sur devis ; je réponds aussi aux appels d’offres et je réalise des audits de site.
Questions fréquentes des directions d’établissement
Comment gérez-vous une intervention en chambre occupée ?
C’est une situation délicate, qui se prépare avec l’infirmière coordinatrice ou la gouvernante. L’intervention a souvent lieu pendant les soins ou les repas, pour ne pas inquiéter le résident, en tenue neutre et propre.
Utilisez-vous des produits dangereux pour les personnes sous oxygène ?
Non. Aucun aérosol ni aucun produit inflammable ou volatil n’est utilisé dans les zones d’hébergement : la sécurité incendie et la sécurité respiratoire passent en premier.
Aidez-vous à préparer la visite de certification ?
Oui. Avant l’audit, un « passage à blanc » permet de vérifier que tous les pièges sont en place et propres, et que le classeur administratif est complet.
